
 
| 5. EXAMENS
DIAGNOSTIQUES DES MALADIES OESOPHAGIENNES |
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5.1 Examen radiologique au baryum |
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L’examen radiologique au baryum de
l’oesophage (« gorgée barytée ») est l’examen diagnostique le plus
souvent utilisé, car il permet d’évaluer les lésions structurelles et
les troubles moteurs. On le considère comme l’examen clé dans l’évaluation
des patients atteints de dysphagie. Une bonne communication entre le médecin
et le radiologiste est capitale. L’enregistrement vidéo de la « gorgée
barytée » permet de revoir la déglutition au ralenti. La cinéradiographie
facilite l’évaluation des événements qui se succèdent rapidement
pendant le temps pharyngien de la déglutition. L’utilisation de
guimauve, de biscuits enrobés de baryte et de solutions barytées de
diverses consistances permet d’évaluer plus précisément les troubles
de la déglutition, comme les retards dans le transit, qui pourraient
passer inaperçus si l’examen était fait à l’aide d’une solution
barytée ordinaire. Il est par contre relativement difficile de déceler
une maladie de la muqueuse à l’examen baryté, même si l’on utilise
en plus la technique de contraste « aérique ».
| 5.2 Endoscopie
avec biopsies et cytologies par brossage de la muqueuse |
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L’endoscopie pratiquée avec un
fibroscope, ou fibroscopie, permet la visualisation directe de la muqueuse
oesophagienne et d’autres segments du tube digestif supérieur. Cet
examen est supérieur au transit baryté classique pour évaluer une
affection de la muqueuse oesophagienne, et l’oesophagoscopie permet l’évaluation
des lésions structurelles qui ont été décelées. De plus, des biopsies
prélevées à l’aide d’une pince ou des cytologies par brossage de lésions
particulières sont facilement obtenues à l’endoscopie. Même si la
muqueuse semble normale, l’examen microscopique peut révéler une
oesophagite. L’endoscopie est l’examen de choix dans l’évaluation
des patients atteints de symptômes de reflux, puisqu’elle permet de
confirmer la présence ou l’absence d’oesophagite ou du syndrome de
Barrett décrit plus loin. Par contre, l’endoscopie donne peu de
renseignements fiables sur la fonction oesophagienne.
| 5.3 Test
de Bernstein (test de perfusion acide) |
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Le test de Bernstein permet de vérifier la
sensibilité de l’oesophage à une perfusion acide intraoesophagienne.
À l’aide d’une sonde insérée dans la portion distale de
l’oesophage, on instille successivement des solutions saline, acide et
antiacide sans en divulguer la teneur au patient au moment de leur
administration. On lui demande de décrire en détail ce qu’il ressent
après l’administration de chaque solution. Cet examen permet de déterminer
si une douleur thoracique atypique ou une douleur épigastrique est
secondaire à un reflux acide. Le test est considéré comme positif
lorsque le patient éprouve de la douleur à l’instillation de la
solution acide et qu’il est soulagé par l’instillation de la solution
antiacide.
| 5.4 Manométrie
oesophagienne |
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La manométrie oesophagienne consiste en
l’enregistrement des pressions intraluminales dans divers segments de
l’oesophage (figure 1). La méthode la plus courante consiste à
insérer dans l’oesophage une sonde constituée d’un faisceau de cathéters
pour perfusion multiluminale, dont les orifices latéraux sont à 5 cm
d’intervalle. Chaque cathéter est relié à un capteur de pression qui,
à son tour, est fixé à un dispositif d’enregistrement graphique. La
pression est mesurée au niveau du SOI au repos et au moment de la déglutition
ainsi qu’à plusieurs endroits dans l’oesophage, afin d’apprécier
la réponse à la déglutition. Le péristaltisme pharyngien et la
fonction du SOS peuvent aussi être évalués. La manométrie
oesophagienne est l’épreuve « étalon par excellence » pour l’évaluation
des troubles moteurs de l’oesophage. La dysfonction motrice peut
toutefois être intermittente et, par conséquent, ne pas être décelée
au moment de la manométrie. La manométrie est maintenant couramment
jumelée aux tests de provocation (perfusion acide, dilatation pneumatique
à l’aide d’un ballonnet ou stimulation pharmacologique de
l’oesophage à l’aide de béthanéchol ou d’édrophonium) dans une
tentative pour produire des contractions anormales et de reproduire la
douleur thoracique (section 11).
La détermination du pH est réalisée à
l’aide d’une électrode à pH insérée par le nez ou la bouche dans
la portion distale de l’oesophage. La pH-métrie classique de courte durée
mesure les manifestations de reflux acide (chute du pH < 4) après
diverses manoeuvres posturales. Cette technique a été largement remplacée
par un appareil miniature assisté par ordinateur qui permet des épreuves
ambulatoires de 24 heures. Les résultats de l’épreuve chez un patient
sont comparés avec ceux obtenus dans une population témoin en bonne santé
afin de savoir si le patient présente un degré anormalement élevé de
reflux gastro-oesophagien. Toutefois, la plus grande utilité de l’épreuve
vient de ce qu’elle permet de déterminer si les symptômes atypiques coïncident
avec des épisodes de reflux acide et d’évaluer objectivement la réponse
au traitement chez les patients qui présentent des symptômes réfractaires.
| 5.6 Études
isotopiques |
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Les études isotopiques permettent d’évaluer
le reflux gastro-oesophagien ou le transit oesophagien. L’évaluation du
transit oesophagien consiste à faire ingurgiter au patient un solide ou
un liquide marqué par un radio-isotope, puis à effectuer un balayage au
dessus de la poitrine du patient, à l’aide d’une gamma-caméra. Des
programmes informatiques permettent de mesurer le temps de transit dans
les tiers supérieur, moyen et inférieur de l’oesophage. Des comptes
rendus révèlent qu’il s’agit d’une méthode sensible de dépistage
qui permet de déceler une dysfonction motrice chez les patients atteints
de dysphagie, même si l’analyse ne donne pas d’information fiable sur
le type de trouble moteur en cause. Afin d’évaluer quantitativement le
reflux gastro-oesophagien, on fait prendre l’isotope au patient et on
effectue un balayage au-dessus de la poitrine et au haut de l’abdomen.
On place des pesées sur l’abdomen pour augmenter la pression intra-abdominale;
en présence de reflux, on voit l’isotope remonter dans l’oesophage.
Le rôle de l’examen isotopique dans l’évaluation des patients
atteints de reflux gastro-oesophagien reste à établir, la sensibilité
et la spécificité de l’examen étant relativement faibles.
  
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