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Chapitre 1:
Symptômes et signes

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Index
Remerciements
Déni de responsabilité

 

 

 


 

16. ASCITE LIÉE À L'AFFECTION HÉPATIQUE CHRONIQUE
L.J. Scully
page 37

16.1
Définition

L’ascite est l’accumulation de liquide non sanguin dans la cavité péritonéale.

 

16.2 Mécanismes page 38

En présence d’une hépatopathie importante, la synthèse de l’albumine est réduite. L’hypoalbuminémie entraîne une diminution de la pression osmotique intravasculaire, ce qui modifie le débit sanguin rénal et engendre une rétention hydrosodée. La hausse des taux d’aldostérone probablement due à la diminution du catabolisme de cette hormone par le foie y contribue également. On observe une rétention hydrosodée générale, mais l’accumulation de liquide peut être confinée à la cavité péritonéale ou associée avec un oedème périphérique. L’ascite résulte d’une hypertension portale et de la transsudation de liquide des capillaires du système porte à la cavité péritonéale. La production de lymphe hépatique augmente également et celle-ci s’épanche directement dans la cavité péritonéale.

 

16.3 Symptômes et signes page 38

L’ascite s’accompagne le plus souvent d’une distension abdominale, fréquemment associée avec une sensation inconfortable de ballonnement, et parfois de nausées et d’anorexie. Un essoufflement peut résulter d’une élévation du diaphragme ou d’une effusion pleurale. L’ascite peut s’accompagner d’oedème malléolaire.

À l’examen clinique, l’inspection révèle une plénitude des flancs. On peut constater une matité déclive à la percussion ou provoquer le « signe du flot ». En l’absence de signes cliniques, l’échographie permet de déceler de plus petites quantités de liquide. Il convient de rechercher d’autres signes d’hypertension portale, comme la dilatation des veines de la paroi abdominale ou une splénomégalie.

 

16.4 Diagnostic différentiel page 38

Il faut procéder à une ponction de l’ascite récemment formée pour déterminer la concentration d’albumine, la numération globulaire du liquide et procéder à l’examen cytologique. Le liquide est le plus souvent clair et de couleur jaune paille. De la lymphe peut, à l’occasion, s’accumuler dans la cavité péritonéale et causer une « ascite chyleuse » qui nécessite un traitement différent. Le liquide ascitique peut devenir infecté et le nombre de globules blancs y est alors élevé. Si le liquide est sanguinolent, il faut rechercher d’autres causes, comme une infection ou un cancer. La détermination du gradient séroascitique d’albumine est la meilleure façon de confirmer que l’ascite est secondaire à une hypertension portale, puisque le gradient y est élevé, c’est-à-dire supérieur à 11 g/L, tandis qu’il est faible lorsque l’ascite est due à une carcinomatose péritonéale. Cette méthode est beaucoup plus précise que l’ancienne, qui consistait à déterminer si le liquide ascitique est un transsudat ou un exsudat.

 

16.5 Traitement page 39

Le traitement comporte tout d’abord le repos au lit et un régime hyposodé. Dans la plupart des cas, il faut aussi ajouter un diurétique, comme la spironolactone. Le retrait minutieux de grandes quantités de liquide ascitique (jusqu’à 8 L) par ponction évacuatrice peut s’imposer dans certains cas résistants; cette intervention peut se faire sans danger et, si la concentration sérique d’albumine est très faible, on fera précéder la paracentèse d’une perfusion intraveineuse d’albumine.

 

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