
 
| 8. ANOREXIE
/ M.C. Champion |
page
16 |
L’anorexie est le manque (ou la perte)
d’appétit. L’anorexie est un symptôme courant et important, mais non
spécifique. Elle peut se manifester en présence d’un trouble organique
ou psychologique. L’anorexie et la perte de poids peuvent être les
signes précoces d’un cancer.
L’hypothalamus joue un rôle majeur dans
la régulation de la prise d’aliments. On a cru pendant un certain temps
qu’il existait dans l’hypothalamus un « centre de la satiété » et
un « centre de la faim » qui assuraient la régulation fondamentale de
l’ingestion de nourriture. On croyait que la stimulation du centre de la
satiété inhibait le centre de la faim et les contractions gastriques de
la faim. Le centre de la faim était considéré comme un poste d’intégration
coordonnant les réflexes complexes associés avec la prise d’aliments.
Maintenant, toutefois, on pense que la régulation de l’appétit est le
résultat de multiples interactions neuropharmacologiques dans
l’hypothalamus plutôt que l’effet d’un centre de satiété et
d’un centre de la faim distincts.
| 8.3 Anamnèse
et examen physique |
page
16 |
L’anamnèse doit déceler les autres
symptômes pouvant suggérer un trouble organique ou psychologique
sous-jacent. Le compte des calories est en outre utile pour évaluer
l’apport alimentaire réel. Il faut aussi établir la gravité et la durée
de la perte de poids.
L’examen physique peut se révéler normal, à l’exception des
signes d’amaigrissement. Il peut déceler un problème organique
sous-jacent comme une insuffisance cardiaque ou un cancer.
| 8.4 Diagnostic
différentiel |
page
17 |
La perte d’appétit s’observe dans de
nombreuses maladies (sinon dans la plupart), à partir de la maladie
gastro-intestinale jusqu’au cancer, à l’insuffisance rénale
chronique, à l’insuffisance cardiaque congestive et à de nombreux
troubles psychiatriques, comme la dépression et l’anorexie mentale.
| 8.5 Démarche
diagnostique |
page
17 |
Les examens diagnostiques doivent exclure
la possibilité d’une maladie organique et la démarche diagnostique dépend
des symptômes et des signes présents chez le patient. Si aucune
affection physique n’est décelée, il faut rechercher minutieusement la
possibilité d’un trouble psychique.
   |