
 
2.1 Anatomie musculaire |
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L’oesophage est un tube musculaire fermé
au haut par le sphincter oesophagien supérieur (SOS) et au bas par le
sphincter oesophagien inférieur (SOI). Le SOS est principalement constitué
de fibres crico-pharyngiennes et caudales des muscles constricteurs
pharyngiens inférieurs. Le SOS forme une fente transversale au niveau des
5e et 6e vertèbres cervicales, à cause de la
proximité des structures osseuses et du cartilage. Entre le quart et le
tiers de l’oesophage supérieur est constitué de muscles striés, puis
vient une zone de transition de longueur variable où se trouve un mélange
de muscles striés et lisses, et enfin, entre la moitié et le tiers de
l’oesophage inférieur, y compris le SOI, est composé de muscles lisses.
Le SOI se trouve à la jonction de l’oesophage et de l’estomac,
habituellement au niveau de l’orifice oesophagien du diaphragme ou juste
en dessous. Malgré sa fonction physiologique distincte, le SOI est
difficilement repérable sur le plan anatomique.
L’innervation motrice de l’oesophage
est assurée par les nerfs vagues, aussi appelés pneumogastriques. Le
corps cellulaire des efférences vagues innervant le SOS et la musculature
striée de l’oesophage supérieur prennent naissance dans le noyau
ambigu, tandis que les fibres destinées à la musculature lisse du bas
oesophage et du SOI prennent naissance dans le noyau dorsal moteur.
L’oesophage et le SOI sont aussi innervés par les nerfs sympathiques
moteurs et sensitifs provenant des segments médullaires de D1
à D10 . L’innervation sensitive est acheminée par les nerfs
vagues, nerfs bipolaires qui ont leur corps cellulaire dans le ganglion
nodulaire et de là se rendent au tronc cérébral.
| 2.3 Irrigation
sanguine |
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Le SOS et l’oesophage cervical sont
approvisionnés en sang artériel par les branches de l’artère thyroïdienne
inférieure. L’oesophage thoracique est principalement irrigué par les
deux artères oesophagiennes aortiques ou par les ramifications terminales
des artères bronchiques. Le SOI et le bas oesophage sont irrigués par
l’artère gastrique gauche et par une branche de l’artère phrénique
gauche. Le retour veineux du haut oesophage est assuré par un plexus très
ramifié, situé dans la sous-muqueuse, qui se déverse dans la veine cave
supérieure; le retour veineux de l’oesophage moyen se fait par les
veines azygos. Dans le bas oesophage, les collatérales de la veine
gastrique gauche (une branche de la veine porte) communiquent avec les
azygos dans la sous-muqueuse. La communication entre la circulation porte
et la circulation veineuse générale s’avère importante sur le plan
clinique, car en présence d’une hypertension portale, une dilatation
variqueuse peut se produire dans cette région. Les varices oesophagiennes
dans la sous-muqueuse peuvent être la cause d’une hémorragie digestive
massive.
| 2.4 Drainage
lymphatique |
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Dans le tiers supérieur de l’oesophage,
les lymphatiques se déversent dans les ganglions lymphatiques cervicaux
profonds; dans le tiers moyen, ils se déversent dans les ganglions médiastinaux
supérieurs et postérieurs alors que dans le tiers inférieur, les
lymphatiques suivent l’artère gastrique gauche pour aboutir aux
ganglions gastriques et aux ganglions du tronc coeliaque. Les
interconnexions entre ces trois régions de drainage sont nombreuses.
La paroi oesophagienne comprend trois
tuniques : la muqueuse, la sous-muqueuse et la musculeuse. Contrairement
aux autres régions du tractus gastro-intestinal, la paroi oesophagienne
n’est pas tapissée d’une séreuse distincte, mais elle est recouverte
d’une mince couche de tissu conjonctif lâche. La muqueuse oesophagienne
consiste en un épithélium de type pavimenteux, sauf au niveau du SOI où
les épithéliums pavimenteux et cylindrique peuvent coexister. Sous l’épithélium
se trouvent le chorion et la musculaire muqueuse, en direction
longitudinale. La sous-muqueuse contient du tissu conjonctif, des
lymphocytes, des cellules plasmatiques et des cellules nerveuses (plexus
de Meissner). La tunique musculaire se compose de fibres profondes
circulaires et de fibres superficielles longitudinales. Les fibres
circulaires sont responsables de la contraction péristaltique séquentielle
qui propulse le bol alimentaire vers l’estomac. Entre les fibres
musculaires longitudinales et circulaires se trouve un autre plexus
nerveux appelé plexus myentérique, ou plexus d’Auerbach, qui joue un rôle
important au niveau du contrôle nerveux intrinsèque de la motricité
oesophagienne.
  
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