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Chapitre 6:
Estomac et duodénum
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Remerciements
Déni de responsabilité

 

 

 


 

2. ANATOMIE

2.1
Anatomie générale

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L’estomac est la partie la plus large du tube digestif. Situé entre l’oesophage distal et le duodénum, il se trouve entièrement dans l’abdomen sous le diaphragme (figure 1). Le corps de l’estomac est légèrement à gauche de la ligne médiane; l’antre passe devant la colonne vertébrale, entre la 10e vertèbre dorsale et la 1re vertèbre lombaire; le pylore est situé à droite de la colonne vertébrale. Le duodénum se déplace vers la région rétropéritonéale dans les portions descendante et distale.

La grande courbure de l’estomac est environ trois ou quatre fois plus longue que la petite courbure. Le bord de la petite courbure forme, en un point donné, un angle qu’on appelle tout simplement l’incisure angulaire. À ce point, dont la localisation est relativement constante, les plis muqueux saillants du corps de l’estomac font place à la muqueuse plus lisse de l’antre.

L’estomac et le duodénum côtoient de près un certain nombre d’importantes structures anatomiques. En haut et en avant, se trouvent la partie gauche du diaphragme et le lobe gauche du foie et, en arrière, le corps et la queue du pancréas. Du côté gauche sont situés le hile du rein gauche, la glande surrénale gauche et, au-dessus, la rate. Ces organes forment le lit de l’estomac, et ils en sont séparés par le petit épiploon et par l’arrière-cavité des épiploons. Tout le duodénum, sauf le bulbe, siège dans la région rétropéritonéale. Sa deuxième portion et la portion distale entourent la tête du pancréas tandis que le bulbe, attaché au petit épiploon, se trouve devant la tête du pancréas.

 

2.2 Irrigation sanguine page 154

Les principales artères de l’estomac (figure 2) viennent des branches du tronc coeliaque. L’artère hépatique commune donne naissance à l’artère gastro-duodénale et à l’artère gastrique droite, qui s’abouche alors dans l’artère gastrique gauche. L’artère splénique donne naissance aux artères gastriques courtes qui assurent l’irrigation sanguine du corps de l’estomac le long de la grande courbure. Les artères gastro-épiploïques droite et gauche s’anastomosent le long de la grande courbure.

Le retour veineux suit essentiellement le trajet des artères, mais il passe par le système porte et ses collatérales, la veine splénique et la veine mésentérique supérieure. Les veines du fundus communiquent avec les veines qui drainent le tiers inférieur de l’oesophage et elles relient le système veineux central au système veineux porte. Ce raccord prend une importance clinique lorsque la pression à l’intérieur du système veineux porte s’élève et fait refluer le flux veineux dans les veines oesophagiennes, entraînant la formation de varices oesophagiennes ou fundiques.

Le drainage lymphatique se fait vers les ganglions de la chaîne splénique, les ganglions de la chaîne coronaire stomachique et les ganglions sous-duodéno-pyloriques, puis par les ganglions du tronc coeliaque, vers les ganglions lymphatiques préaortiques et la citerne de Pecquet.

 

2.3 Innervation page 155

L’innervation est assurée à la fois par le système sympathique et par le système parasympathique. L’innervation par le nerf vague s’effectue par l’intermédiaire des troncs antérieur et postérieur qui traversent le diaphragme de chaque côté de l’oesophage avant de donner naissance aux branches hépatique et coeliaque. Les ramifications de la branche hépatique innervent la face antérieure du corps de l’estomac et vers la région pylorique, tandis que la branche coeliaque se dirige vers le plexus coeliaque et innerve la face postérieure du corps de l’estomac. Les fibres vagales s’anastomosent avec les cellules ganglionnaires de l’estomac entre les couches de la musculeuse, formant le plexus d’Auerbach ou, dans la sous-muqueuse, formant le plexus de Meissner.

L’innervation sympathique part de la moelle épinière entre la 6e et la 10e vertèbre dorsale et se dirige vers les ganglions sympathiques. Les influx parasympathiques assurent la contraction de l’estomac et le relâchement du pylore, et stimulent la sécrétion d’acide, de pepsine et de mucus, tandis que les influx sympathiques permettent la contraction des vaisseaux sanguins, le ralentissement de l’activité motrice de l’estomac ainsi que la diminution de la sécrétion gastrique pendant la contraction du pylore.

 

2.4 Structure de l’estomac et du duodénum page 156

L’estomac et le duodénum possèdent une tunique séreuse externe, une tunique musculaire, une tunique sous-muqueuse et une tunique muqueuse. La surface de la muqueuse est parcourue par des plis muqueux que créent les contractions de la muscularis mucosae, plis particulièrement saillants dans le corps de l’estomac mais moins prononcés dans l’antre. Les glandes de l’estomac sont de deux types, gastrique et pylorique, et elles sont étroitement entassées dans un épithélium cylindrique. Les glandes gastriques (connues sous le nom de glandes fundiques) constituent entre 70 % et 80 % du total des glandes; ce sont elles qui sécrètent le mucus, le pepsinogène, l’acide chlorhydrique et le facteur intrinsèque (figure 3).

Les glandes pyloriques, qui sécrètent le mucus et la gastrine, ne représentent à peu près que 15 % des glandes. Une démarcation est habituellement visible entre les glandes gastriques et les glandes pyloriques dans la région de l’incisure angulaire. Les glandes gastriques possèdent différents types de cellules; les cellules principales ou cellules gastriques sécrètent le pepsinogène, tandis que les cellules pariétales ou bordantes (aussi appelées oxyntiques) sécrètent l’acide chlorhydrique et le facteur intrinsèque. Les cellules endocrines de l’antre sécrètent la gastrine et la 5-hydroxytryptamine. Dans le duodénum, la muqueuse est lisse sur les 4 à 5 premiers centimètres mais, dans la partie descendante, elle présente des plis en forme de croissant. La muqueuse est tapissée de cellules cylindriques, de cellules caliciformes, de cellules de Paneth et de cellules endocrines. Les cellules cylindriques tapissent les villosités et les cryptes glandulaires dont la taille augmente dans la deuxième et la troisième portions du duodénum. La sous-muqueuse du duodénum se caractérise par la présence des glandes de Brunner, qui ressemblent aux glandes pyloriques.

 

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