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Chapitre 7:
Intestin grêle
Sections:

1.Anatomie macroscopique de l’intestin grêle
2.Motilité de l’intestin grêle
3.Principes de l’absorption
4.Absorption des vitamines et des minéraux
5.Absorption de l’eau et des électrolytes
6.Absorption des graisses
7.Absorption des glucides
8.Absorption des protéines
9.Maldigestion et malabsorption : syndromes de malassimilation
10.Diarrhée aiguë
11.Diarrhée chronique
12.Déficits en disaccharidases
13.Entéropathie par intolérance au gluten (maladie cœliaque)
14.Syndrome de l’intestin court
15.Malabsorption secondaire à la gastrectomie
16.Flore normale de l’intestin grêle
17.Syndrome de prolifération bactérienne
18.Entéropathie exsudative
19.Diverticule de Meckel
20.Syndrome carcinoïde
21. Maladie de Whipple
22.Pseudo-occlusion intestinale idiopathique
23.Maladies vasculaires de l’intestin grêle
24.Tumeurs de l’intestin grêle
Objectifs
Cahier
Index
Remerciements
Déni de responsabilité

 

 

 


 

2. MOTILITÉ DE L'INTESTIN GRÊLE

Les principales fonctions de l’intestin grêle sont la digestion et l’absorption des nutriments. Au cours de ces processus, la motilité de l’intestin grêle assure le mélange des aliments et des enzymes digestives, favorise le contact du chyme avec les cellules absorbantes sur une longueur suffisante de l’intestin et, finalement, permet la propulsion des résidus dans le côlon. Pour bien remplir son rôle, la motilité se poursuit d’une manière constante et organisée aussi bien à l’état de jeûne qu’à l’état postprandial. À l’état de jeûne, on observe des complexes migrants moteurs (CMM). Ces complexes se caractérisent par un front d’activité intense (activité de la phase III), constitué de potentiels de pointe, qui se propage dans tout l’intestin grêle. Lorsque le front atteint l’iléon terminal, un autre front se forme dans la région gastro-duodénale et descend dans l’intestin. L’activité myoélectrique et contractile de la phase III consiste à acheminer les résidus du repas précédent dans le côlon et à empêcher la stagnation et la prolifération bactérienne. Les CMM commencent souvent à agir dans la partie inférieure de l’oesophage. En traversant l’estomac, ils délogent les débris et les résidus du repas précédent. L’absence de cette activité est associée avec la pullulation bactérienne et avec la diarrhée. L’intestin grêle reste donc en activité même à l’état de jeûne.

Au cours des repas, ce cycle s’interrompt et la motilité de l’intestin grêle devient une activité postprandiale caractérisée par des potentiels de pointe irréguliers. La motilité associée avec l’activité postprandiale ne semble pas faire avancer de beaucoup le contenu intestinal, mais le mélange plutôt avec les sucs digestifs en le mettant sans arrêt en contact avec la surface absorbante de la bordure en brosse. Une diarrhée peut donc se manifester si cette activité normale est remplacée par de fortes contractions propulsives.

 

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