
 
| 2. MOTILITÉ DE
L'INTESTIN GRÊLE |
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Les principales fonctions de l’intestin
grêle sont la digestion et l’absorption des nutriments. Au cours de ces
processus, la motilité de l’intestin grêle assure le mélange des
aliments et des enzymes digestives, favorise le contact du chyme avec les
cellules absorbantes sur une longueur suffisante de l’intestin et,
finalement, permet la propulsion des résidus dans le côlon. Pour bien
remplir son rôle, la motilité se poursuit d’une manière constante et
organisée aussi bien à l’état de jeûne qu’à l’état
postprandial. À l’état de jeûne, on observe des complexes migrants
moteurs (CMM). Ces complexes se caractérisent par un front d’activité
intense (activité de la phase III), constitué de potentiels de pointe,
qui se propage dans tout l’intestin grêle. Lorsque le front atteint
l’iléon terminal, un autre front se forme dans la région gastro-duodénale
et descend dans l’intestin. L’activité myoélectrique et contractile
de la phase III consiste à acheminer les résidus du repas précédent
dans le côlon et à empêcher la stagnation et la prolifération bactérienne.
Les CMM commencent souvent à agir dans la partie inférieure de
l’oesophage. En traversant l’estomac, ils délogent les débris et les
résidus du repas précédent. L’absence de cette activité est associée
avec la pullulation bactérienne et avec la diarrhée. L’intestin grêle
reste donc en activité même à l’état de jeûne.
Au cours des repas, ce cycle s’interrompt et la motilité de
l’intestin grêle devient une activité postprandiale caractérisée par
des potentiels de pointe irréguliers. La motilité associée avec
l’activité postprandiale ne semble pas faire avancer de beaucoup le
contenu intestinal, mais le mélange plutôt avec les sucs digestifs en le
mettant sans arrêt en contact avec la surface absorbante de la bordure en
brosse. Une diarrhée peut donc se manifester si cette activité normale
est remplacée par de fortes contractions propulsives.
  
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